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Dans les années 1960 naît une réaction contre l’ em­ploi des pesticides, exacerbe par les révélations de Rachel Carson dans son livre implacable Silent Spring, dans lequel elle fustige les nuisances environnemen­tales de ces produits chimiques.

Au cours des deux décennies suivantes, le mouvement n’a cesse de s’am­plifier, la défense de l’environnement devenant une préoccupation majeure. Il explose dans les années 1990, a la suite de la contamination de divers aliments, notamment par l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) ou maladie de la vache folle, mais aussi de l’apparition des organismes génétiquement modifies, ou OGM. Le boom du biologique devrait se poursuivre en ce nouveau millénaire. Certains prédisent même que, au rythme actuel de la croissance, le bio finira par supplanter totalement l’agriculture traditionnelle d’ici les vingt-cinq pro­chaines années. Parallèlement, le jardinage biologique compte de plus en plus d’émules. Dans les pays concernés, les associations bio ont vu le nombre de leurs adhérents décupler au cours de ces quinze dernières années.

Panier de légumes issues de l'agriculture biologique

Panier de légumes issues de l’agriculture biologique

L’identification des produits bio
Afin de préserver la confiance du consommateur envers le mode de culture des aliments bio, it est désormais illégal dans de nombreux pays de commercialiser un produit bio qui ne détienne pas un label attestant que sa culture répond à un ensemble de critères écologiques. Ce cahier des charges — l’application pratique des principes fondamentaux du bio — couvre chaque étape de la culture, la conservation et le traitement des aliments, y compris l’entretien du sol, le bien-être des animaux d’élevage et la lutte contre les nuisibles et les mauvaises herbes. En France, le logo distinguant les produits biologiques est AB (agriculture biologique).
A l’heure de la publication de cet ouvrage, aucun critère légal ne gère l’horticulture ornementale — les parcs, jardins publics, terrains de golf, aires de sta­tionnement… ; Une législation est toutefois à l’étude. Les jardiniers biologiques savent qu’il est tout a fait possible d’entretenir le jardin entier, notamment les rosiers, pelouses, massifs d’arbustes et de fleurs, sans la moindre intervention d’engrais et de traitements chi­miques. Pourquoi donc n’en serait-il pas de même pour les jardins publics et les parcs ? Dans certains pays, comme l’Allemagne, le Danemark et la Suisse, de telles initiatives ont déjà été prises. Outre-Manche, Garden Organic (anciennement HDRA), regroupant des jardiniers écologiques, travaille avec d’autres orga­nismes horticoles afin de définir un cadre de critères biologiques pour l’horticulture ornementale et la culture paysagère.

Des techniques proches
Les principes fondamentaux de la culture biologique sont également au cœur des systèmes de croissance utilises par deux autres «mouvements» : la biodiversité et la permaculture. La première se fonde sur les enseignements de l’Autrichien Rudolf Steiner, philosophe radical des années 1920. La permaculture, philosophie écologique interdisciplinaire qui intègre le design, a été créée par l’Australien Bill Mollison à la fin du XX siècle. Pour certains, la biodynamie et la permaculture relèvent davantage d’un art de vivre.

Des produits de jardin au label bio
Les produits de jardin — engrais, substrats et pesticides, par exemple — gagneraient à être dotes de critères reconnus légalement. L’apport de matière organique est un des principes de la culture biologique. Or, un article peut être qualifie d’organique a partir du moment ou il est d’origine vivante, comme le définit le dictionnaire. Ainsi, le fumier d’un poulailler, par exemple, peut être vendu comme «fumure organique» bien qu’il ne convienne pas au jardin biologique.
Cependant, de plus en plus de produits de jardin portent un label bio ou une mention précisant qu’ils se prêtent à la culture bio. Pour ne pas se tromper, le mieux est de se procurer ces produits dans un magasin spécialise.
Le jardin bio, moteur de l’agriculture bio Lorsqu’un jardinier adopte une pratique respectueuse de la nature dans son jardin, il ne soupçonne pas forcement qu’en exigeant des engrais biologiques et tout autres produit non pollue, il fait pression et influence l’ensemble du monde agricole qui change peu a peu ses pratiques contre nature. Être jardinier biologique, c’a être citoyen responsable de la planète. C’est de cette grande vigilance que dépendra un mode de vie en accord avec la santé et l’environnement.


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