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Avant de se répandre aux États-Unis, dans toute l’Europe, puis dans le monde entier, le mouvement écologique a pris naissance au Royaume-Uni.

Si l’invention des engrais chimiques remonte à 150 ans, il a fallu attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour voir leur utilisation se généraliser. Les agriculteurs se sont longtemps méfiés de ce « fumier artificiel», pensant que seul du vrai « fumier de ferme » donnait du « corps» à la terre. Les pesticides modernes, souvent élaborés comme gaz névrosants durant les années de guerre, ont également une histoire courte. Avant 1950, le nombre des produits chimiques employés par les agriculteurs était étonnamment limité. L’agriculture pratiquée au début du xx eme siècle n’a toutefois rien à voir avec celle que nous connaissons aujourd’hui. Les principes n’ont peut-être pas beaucoup changé, mais les techniques, l’équipement et les variétés de plantes utilisés de nos jours ont été tellement améliorés que nos ancêtres ne s’y retrouveraient pas.
Les pionniers du jardinage écologique La France, comme la plupart des pays industrialisés, a opté pour une politique agricole productiviste après la Seconde Guerre mondiale. De nombreux agriculteurs choisissent alors ce nouveau système qui garantit de hauts rendements, grâce à l’usage d’engrais chimiques, et des « dégâts » aux cultures fortement diminués par l’utilisation intensive de désherbants puissants ou de pesticides efficaces. L’agriculture devient industrielle. La plupart des agriculteurs et des éleveurs sont séduits par cette approche quantitative. La diversité des plantes cultivées et des races élevées connaît à partir de ce moment une nette régression, tandis que des variétés hybrides à haut rendement font leur apparition.

Dès les années 70  l'agriculture biologique est née d'initiatives d'agronomes, médecins, agriculteurs et consommateurs

Dès les années 70 l’agriculture biologique est née d’initiatives d’agronomes, médecins, agriculteurs et consommateurs

Dans le même temps, la pratique potagère se perd peu à peu. À quoi bon, en effet, produire des légumes qui ne coûtent rien sur le marché ? En France, quelques agriculteurs pionniers s’élèvent contre cette industrialisation de l’agriculture à marche forcée. Dans les années 1970, une association cristallise cette opposition et préconise une agriculture respectueuse de la terre et de ses habitants. C’est la naissance de Nature et progrès qui marquera le début d’un mouvement écologique touchant naturellement les jardiniers.
Plusieurs milliers d’agriculteurs bio sont recensés dans les années 1990 conduisant à la normalisation et à la création d’un label européen d’agriculture biologique soumis à un cahier des charges. Les jardiniers emboîtent le pas à ce mouvement et quelques pionniers développent des pratiques de jardinage écologique. Les jardins, en effet, ne sont pas épargnés par l’usage intensif des produits chimiques. En France, une revue de jardinage biologique naît au début des années 1980, témoignant d’une prise de conscience écologique. Au XXI siècle, ce mouvement continue de progresser : de plus en plus nombreux sont les consommateurs qui recherchent des produits issus de la culture biologique.


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