Boutique Biologiquement.comLe compostage pour jardin bio à partir de feuillage

  Posté par biologique.bio       2 commentaires
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Pour le compost du jardin bio, le problème des mauvaises herbes et des déchets malades

Pour éviter de répandre des mauvaises herbes envahissantes, il faut les décomposer avant leur germination. Enfermez les racines d’adventices vivaces dans un sac en plastique noir avec un peu de déchets de tonte, et laissez-les se décomposer un an. Ajoutez-les au tas de compost une fois qu’elles sont dégradées.
L’activité biologique du compost est si intense qu’elle stoppe, grâce à la chaleur produite, de nombreuses maladies végétales. Malgré tout, évitez d’ajouter des plantes atteintes de maladies tenaces. Le Feuillage contaminé par le mildiou de la pomme de terre peut être jeté sur le tas de compost en toute sécurité, sauf dans les régions où l’on trouve des spores sexuelles hivernantes coriaces.

Machine à broyer pour le compostage
Machine à broyer pour le compostage

Les tailles des haies et des plantes ligneuses
Vous pouvez ajouter au tas de compost les jeunes pommes tendres d’une haie régulièrement taillée. Compostez séparément, de préférence après les avoir broyés, les déchets plus coriaces issus de la taille des haies persistantes. Vous pouvez les empiler ainsi coupés sur le tas ou les mettre dans un silo à compost, puis les arroser. Mélangez avec des déchets verts ou arrosez avec un engrais liquide riche en azote, comme le purin d’ortie ou de consoude afin d’accélérer le processus. Au bout de six mois au minimum, utilisez le compost comme paillis pour des arbres et des arbustes adultes.

Recyclez les branches mortes
Pour réduire facilement les rameaux qui ne sont pas encore ligneux, contentez-vous d’utiliser une bêche bien affûtée. En revanche, pour les grosses branches ligneuses mortes, il faut utiliser un broyeur qui vous facilitera la tâche et permettra une décomposition plus rapide. Louez un modèle puissant ou achetez-le, selon l’usage que vous en ferez ; en cas d’achat, essayez-en plusieurs car certains s’avèrent moins bruyants et plus faciles d’emploi que d’autres.

Couper et broyer
Couper les matières coriaces favorise leur décomposition. Une bêche tranchante permet de broyer la plupart des matières, notamment les tiges de chou. Un broyeur mécanique réduit en morceaux les déchets de taille de haie ligneuse que l’on peut utiliser pour faire du compost ou comme paillis.

Boutique Biologiquement.comLe compost de jardin biologique

  Posté par biologique.bio       Laisser un commentaire
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Un tas de compost permet de se débarrasser des déchets de la cuisine et du jardin ; le compost de jardin est une vraie petite usine qui produit un amendement fertile de première qualité.

Tout jardin devrait comporter au moins un tas de compost.
La fabrication de compost apparaît souvent comme un art complexe, mais il n’en est rien. Ce sont les organismes du sol, vers et microbes, qui, comme par magie, entreprennent le processus de décomposition des déchets en compost. Il suffit de fournir un mélange adéquat d’ingrédients et de les laisser se transformer.

Le produit fini Le compost de jardin est un amendement riche, foncé, avec une agréable odeur de terre lorsqu'il est mûr.
Le produit fini
Le compost de jardin est un amendement riche, foncé, avec une agréable odeur de terre lorsqu’il est mûr.

Où faire votre compost ?
Votre compost peut se présenter comme un simple tas couvert au fond du jardin, mais un silo à compost à l’aspect plus soigné sera plus facile à entretenir. Disposez-le à même la terre nue ou sur la pelouse, et non sur une surface en matériau dur comme un dallage. Peu importe que le tas de compost soit au soleil ou à l’ombre, il doit surtout être accessible et entouré d’un espace suffisant pour y ajouter des matières, les enlever et les retourner.
Mieux vaut avoir un tas assez gros, mais choisissez surtout un volume adapté à vos besoins. Dans un grand jardin, plusieurs tas seront nécessaires. Si vous ne produisez pas beaucoup de déchets de jardin, mais que vous souhaitez tout de même décomposer les épluchures de légumes et de fruits, la solution consiste à ajouter papiers et cartons (voir page suivante) ou à faire appel à l’action des vers de terre au sein d’un lombricompost.

Que composter ?
Les principaux éléments d’un tas de compost sont les mauvaises herbes, les déchets de tonte et autres détritus végétaux, ainsi que les épluchures de fruits et de légumes de la cuisine. Vous pouvez ajouter d’autres éléments comme de la paille. Tout ce qui est vivant se décompose, mais évitez certains composants pour des raisons sanitaires ou pratiques.

Les « verts » et les « bruns »
Un bon compost est un mélange de différents éléments. Les matières vertes pleines de sève, comme les déchets de tonte, pourrissent rapidement et deviennent une sorte de vase malodorante. Il faut donc les associer à des déchets secs, coriaces, lents à pourrir comme les plantes de massif fanées qui, en apportant la fibre nécessaire, structurent le compost. De nombreux déchets dégradables comprennent une bonne part des deux catégories. Avec l’expérience, vous reconnaîtrez le bon mélange. Si le contenu du tas de compost a tendance à être humide et malodorant, ajoutez-y davantage de déchets secs et coriaces ; s’il est sec, au contraire, complétez-le avec des déchets verts, plus humides.

Un compost riche en fibre
Un des principaux problèmes de la fabrication du compost, notamment dans un petit jardin, est le manque de déchets secs, coriaces, pour compenser les matières vertes parmi lesquelles prédominent les restes de cuisine. Pour rétablir l’équilibre des éléments requis, utilisez tous les restes de papiers — journaux, cartonnages, sacs en papier, boîtes à œufs, etc. —, déchirés en petits morceaux et mis sur le tas. Les proportions idéales sont une part de déchets verts pour une part de papiers divers. Le processus de décomposition est lent, mais ne requiert aucun soin particulier.

Un activateur de compost
Les déchets verts, qui pourrissent rapidement, activent le tas de compost. En règle générale, ils suffisent à assurer une décomposition parfaite. Si vous n’obtenez pas de bons résultats, incorporez un activateur de compost que vous trouverez dans le commerce ; assurez-vous qu’il est bien labellisé bio.

Quels déchets choisir pour votre compost ? Vous pouvez recycler sur le tas de compost une diversité considérable de déchets bio. Pour de grandes quantités de matières marquées *, il vaut mieux les laisser se décomposer à part. Parmi les autres éléments à jeter sur le tas de compost, figurent la cendre de bois et les coquilles d’œufs.

Veillez à ne pas y mettre :
· les restes de viande et de poisson ;
· le verre et les boites de conserve ;
· les excréments de chien ;
· la litière de chat souillée ;
· les couches jetables ;
· la cendre de charbon et de coke ;
· les plastiques ;
· les fibres synthétiques.

Ce qui peut donner du compost :
Des épluchures de fruits et de légumes ; de la paille ancienne ; des mauvaises herbes ; des plantes de massiffiétries ;
des déchets herbacés de taille de haies ; des fleurs à bouquets fanées ; des litières de lapin et de hamster; des déchets
de tonte de gazon, et quelques feuilles de papier journal froissées.

Les « verts »: à décomposition rapide Déchets de tonte.
Feuilles de consoude. Fumier de volaille (sans litière).
Jeunes mauvaises herbes. Jeunes plantes.
Orties.

Les intermédiaires
Déchets herbacés de taille de haies. Épluchures de fruits et de légumes. Feuilles de rhubarbe.
Fleurs coupées.
Fougères.
Fumier d’animaux avec litière.
Litières d’animaux domestiques herbivores. Marc de thé et de café.
Mauvaises herbes vivaces. * Restes de plants de légumes. Sachets de thé.

Les « bruns » à décomposition lente
Cartons, boîtes à œufs, sacs en papier et tout ce qui est à base de papier chiffonné. Déchets de hales persistantes, coriaces.* Déchets de taille ligneux. *
Feuilles d’automne. *
Journaux.
Paille desséchée.
Plantes de massif anciennes.
Tiges de légumes coriaces.
Tiges herbacées.

Une place pour le tas de compost
Au jardin d’ornement, dissimulez le silo à compost dans un coin ; au potager, placez-le au milieu des planches.

Boutique Biologiquement.comL’entretien du sol façon bio

  Posté par biologique.bio       Laisser un commentaire
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Le traitement dépendra du type de sol, de la façon dont il a été entretenu dans le passé, des plantes qui y poussent et de ce que vous souhaitez y cultiver.

Si vous choisissez, par exemple, pour un sol pauvre et très drainant des plantes résistant à la sécheresse, vous n’aurez pas grand-chose à faire. Un pré de fleurs sauvages, qui se satisfait d’un sol pauvre en éléments nutritifs, sera rapidement envahi par d’autres espèces si vous vous mettez à l’enrichir. D’un autre côté, il vous faudra déployer beaucoup d’efforts pour améliorer un sol argileux compact dans le jardin d’une maison récemment construite. Des arbustes plantés en sol riche ne demanderont rien de plus qu’un paillis organique de temps en temps, tandis qu’un carré de légumes se révélera beaucoup plus exigeant.

Prendre soin du sol au jardin est primordial pour le jardinier bio.
Prendre soin du sol au jardin est primordial pour le jardinier bio.

L’approche bio
Pour entretenir le sol de façon écologique, il convient, au fur et à mesure des besoins, d’associer l’utilisation d’une bonne pratique horticole à l’emploi de matières organiques consistantes (compost, fumier animal ou engrais vert), enrichies d’engrais organiques (produits naturels d’origine animale, végétale ou minérale). Tout en améliorant le sol, ces produits biologiques, souvent des déchets recyclés, évitent la pollution que provoquerait leur destruction par l’enfouissement ou le feu. Suivant l’exemple de la nature, les jardiniers bio recyclent les déchets végétaux et animaux, ils entretiennent le sol au lieu de nourrir directement les plantes. Les organismes du sol décomposent les matières organiques souterraines. Ce processus améliore la structure du sol et libère les éléments nutritifs. Sain, un sol biologiquement actif se prête parfaitement à diverses cultures.

Des amendements consistants
Étant donné leur origine vivante, les matières organiques renferment une grande diversité d’aliments et d’oligoéléments essentiels pour les plantes, si on les compare avec les engrais artificiels et leur gamme limitée et rapidement soluble d’éléments nutritifs, qui n’ont aucune action sur la vie souterraine ou la structure du sol. Ces matières organiques sont enfouies ou disposées sous forme de paillis (voir page suivante). Les plantes cultivées de cette manière sont plus résistantes aux nuisibles et aux maladies ; un compost biologique a en effet la propriété de les expulser du sol.

UN ENTRETIEN BIO DU SOL
· Nourrissez le sol
. De bonnes doses d’amendement bio nourrissent les organismes qui agissent sur la structure et la fertilité du sol.
· Marchez avec précaution. Dans un sol tassé mal aéré, les racines pénètrent mal et l’environnement est défavorable aux organismes du sol.
· Bêchez uniquement si nécessaire. Le bêchage est utile, mais peut détruire la structure du sol.
· Couvrez le sol. Une couverture de plantes ou un paillis protège la structure du sol.
· Attention aux excès d’engrais. Un excès d’engrais cause davantage de problèmes qu’un manque d’engrais. Tenez compte de l’état des plantes pour toute fertilisation.
· Vérifiez le pH avant de chauler. Un chaulage inadéquat peut bloquer les éléments nutritifs.

Boutique Biologiquement.comJardin bio le sol et son entretien

  Posté par biologique.bio       Laisser un commentaire
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

LE SOL EST UN MILIEU VIVANT, QUI AGIT SUR LES PLANTES AUTANT QUE L’ENVIRONNEMENT EN SURFACE.

POUR TOUT JARDINIER BIO, le sol est l’élément primordial du jardin et sa priorité absolue est de le rendre fertile et sain et de le maintenir en état. On peut améliorer un sol pauvre mais, avant de prendre des mesures, il est important de se renseigner sur le type de sol, sa texture et sa structure. La texture comme la nature du sol dépendent de la situation géographique et de la géologie de l’endroit. Quant à la structure du sol, elle est déterminée par les cultures précédentes et par la façon dont le terrain a été éventuellement entretenu. La texture et la structure influencent la chimie du sol, ses propriétés acides ou alcalines, elles conditionnent le type de plantes susceptibles d’y pousser et la quantité de vie sous la terre.
Qu’est-ce que le sol ?
Le sol peut paraître inerte, niais c’est un milieu souterrain complet et grouillant de vie qui supporte les plantes et leur fournit les éléments nutritifs et l’eau dont elles ont besoin. Les caractéristiques du sol s’avèrent d’ailleurs aussi déterminantes que l’environnement en surface.
Connaître les spécificités du sol permet d’en tirer le meilleur parti et de l’entretenir parfaitement. La nature de la terre et l’histoire de son mode de culture vous renseignent sur ce que vous pouvez ou non y cultiver, quand et comment, et sur la facilité à la travailler. Elles ont également déterminé sa teneur en éléments nutritifs, sa capacité à retenir et à drainer l’eau, et sa rapidité à se réchauffer au printemps.

Le sol du potager bio se prépare à la double bêche ou avec la grelinette. La terre d'un potager bio n'est jamais retournée, elle est juste ameublie
Le sol du potager bio se prépare à la double bêche ou avec la grelinette. La terre d’un potager bio n’est jamais retournée, elle est juste ameublie

Apprenez à connaître le sol
Au fur et à mesure que vous jardinerez, vous apprendrez à connaître la terre. En cultivant, en semant, en plantant et en désherbant, vous remarquerez les plantes qui prospèrent et celles qui végètent. Si vous démarrez un jardin ou un simple carré de culture, examinez le sol dès le départ et avec soin. Prélevez une poignée de terre et malaxez-la pour vous faire une idée de sa texture (voir page suivante) ; creusez un trou et examinez le « profil du sol » pour en savoir plus sur sa structure, ou envoyez un échantillon à analyser pour en mesurer le pH et identifier les déséquilibres nutritifs.
La structure du sol
La fertilité du sol n’est pas uniquement fonction de sa teneur en éléments nutritifs ; elle dépend de l’ensemble de tous les paramètres qui sont nécessaires à une bonne croissance des plantes. La structure du sol — la façon dont les éléments s’agglomèrent — importe tout autant. Ainsi, un sol argileux a beau être riche en éléments nutritifs, les plantes y seront malingres parce que la terre trop lourde et détrempée empêche le développement adéquat des racines. Le simple fait d’améliorer la structure, de l’aérer en ajoutant de fortes doses de matière organique, jouera un rôle non négligeable. Contrairement à la nature du sol, la structure d’une terre peut être modifiée par le jardinier. Ce chapitre décrit comment appréhender et amé­liorer la structure du sol et, ce qui est tout aussi essentiel, comment la préserver.

Boutique Biologiquement.comOrganiser votre jardin biologique

  Posté par biologique.bio       Laisser un commentaire
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

VOTRE JARDIN Bio
IL EST POSSIBLE DE CRÉER ET D’ENTRETENIR UN JARDIN BIO, QUELS QUE SOIENT SA FORME, SA TAILLE ET SON PLAN.

QUE VOUS RÉORGANISIEZ UN JARDIN existant ou en façonniez un nouveau de toutes pièces, il est intéressant de penser au bio dès le début. Pour être réussi, un jardin biologique doit être conçu avec soin. Qu’il s’agisse d’un minuscule jardinet de ville ou d’un terrain de plusieurs hectares à la campagne, l’espace peut être dévolu au bio, quel que soit le plan retenu.
L’idéal est de commencer par trouver un siège confortable où vous pourrez vous asseoir et prendre le temps d’ébaucher des plans. N’oubliez pas de faire part de vos idées aux membres de la faniille et aux amis qui partageront le jardin avec vous. Ayez toujours en tête les frais d’entretien et le temps que vous pouvez consacrer au jardinage. Alors seulement, il est possible de mettre en place toute une stratégie pour l’entretien. Il faut en fait essayer d’anticiper les problèmes potentiels.
À l’aide d’un dessin à l’échelle du jardin existant, d’un crayon et d’une gomme, dessinez pas à pas un plan adéquat en y intégrant tous les éléments nécessaires. Veillez à faire plusieurs photocopies du plan de base ou à utiliser un papier-calque afin de pouvoir envisager différentes options.

Du compost fait maison aux solutions bio pour soigner le jardin « au naturel », le jardin bio n'est pas forcément plus compliqué que son voisin « tout chimique ».
Du compost fait maison aux solutions bio pour soigner le jardin « au naturel », le jardin bio n’est pas forcément plus compliqué que son voisin « tout chimique ».

Si vous devez opérer une transformation importante du jardin, commencez par dessiner un plan global. Cela vous permettra de déterminer les priorités. Si vous n’envisagez pas de revoir la totalité du jardin en une année par manque de temps, par paresse ou en raison de contraintes financières, il est sage d’étaler les travaux sur plusieurs années, en procédant étape par étape. Pour le moral, cela vaut mieux que d’avoir un jardin à moitié fini qui s’éternise pendant des années, et procure ainsi peu de plaisir mais beaucoup de frustrations.

Évaluez le site
Avant de créer un nouveau jardin, il est important de prendre son temps pour se familiariser avec le site.
· Une analyse du sol et de la végétation existante donne de précieux indices sur l’état et la fertilité de la terre et renseigne sur la présence éventuelle de parties très humides ou compactes .
· Observez la position du soleil au cours de la journée, en vous rappelant qu’en hiver il risque de ne pas dépasser le faîte des arbres ou le sommet des bâtiments. Repérez les coins très ensoleillés et abrités, ainsi que les poches de froid, ces zones en contrebas où le gel reste emprisonné et que le soleil d’hiver ne peut atteindre. Notez aussi la direction du vent dominant afin d’envisager la pose de brise-vent. Certaines parties sont froides et ventées, d’autres plus abritées, avec un microclimat différent. Reportez sur le plan toutes ces caractéristiques ainsi que la direction du nord.
· Préoccupez-vous du bon équilibre entre le jardin et son environnement. Existe-t-il des bâtiments laids ou des éléments à masquer, ou dont il faut détourner l’attention, ou des arbres ou des bâtiments qui rehaussent le jardin ? La création d’une échappée qui se prolonge vers le paysage alentour donne l’illusion que le jardin est plus grand qu’en réalité.
· Détectez toute végétation qui peut héberger des petites bêtes utiles.
· Repérez les câbles, tuyaux et drains, et notez leur emplacement. S’ils doivent rester accessibles en permanence, ne les revêtez pas en dur et ne plantez pas de gros arbres ou arbustes à proximité.
· Si vous réaménagez un jardin existant, il peut être très difficile de l’imaginer sous un autre aspect que celui qu’il possède déjà. Mieux vaut toujours laisser un jardin en l’état pendant un an avant de pro­céder à des changements importants. Vous vous apercevrez alors que des arbustes, a priori sans intérêt, brillent de façon inattendue à certains moments de l’année, que des secteurs vierges font jaillir une explo­sion de bulbes au printemps et que des arbres curieusement placés dispensent une ombre suffisante. N’hésitez pas à supprimer des éléments pour en introduire de nouveaux. Si vous n’aimez pas une plante ou si elle végète en raison de son âge ou d’une maladie, supprimez-la sans regret.
Avant de créer des allées permanentes, repérez où circulent les habitués du jardin et tenez compte des raccourcis éventuels qu’il faudra peut-être supprimer, si vous souhaitez modifier le parcours.

Boutique Biologiquement.comVivre bio

  Posté par biologique.bio       Laisser un commentaire
[Total : 4    Moyenne : 4/5]

Le fait de « vivre bio » ne consiste pas simplement a changer de marque de traitement ou d’engrais, même s’il est bon de commencer par là.

Cela suppose une autre approche : D’abord il faut envisager le jardin comme une entité spécifique, puis faire la part belle au naturel en mettant en place des stratégies a long terme, dans le but d’entretenir la fertilité du sol et d’éliminer les nuisibles et les maladies.

Un bon départ
La meilleure façon de passer au bio est de plonger littéralement dans cet univers, en commençant par utiliser des méthodes écologiques et en renonçant au chimique, dans chaque partie du jardin. Ce livre abonde en conseils pratiques destines à faciliter votre « conversion », que vous débutiez avec un terrain nu, que vous nettoyiez un carre envahi de mauvaises herbes ou que vous transformiez un jardin existant.

Une période de transition
Les agriculteurs traditionnels qui se convertissent au biologique observent une période de transition d’environ deux ans. Durant cette phase, la terre est entretenue scion les principes biologiques, mais ses produits ne peuvent être vendus comme tels. Le jardin a donc besoin de cette étape de reconversion pour s’adapter en profondeur aux changements.

Une aide extérieure
Pour ceux qui débutent dans la culture biologique, ou qui ont simplement besoin de quelques conseils ou de nouvelles idées, il est judicieux de se faire aider par certains organismes. Ainsi, le centre Terre vivante, installe dans l’Isère, édite une revue mensuelle fort pratique, les Quatre Saisons du jardinage, depuis une vingtaine d’années.

Plaisir et bien-être pour vous et votre entourage avec la culture biologique
Plaisir et bien-être pour vous et votre entourage avec la culture biologique

Redéfinissez les espaces problématiques
Certaines parties du jardin ne se prêtent pas à la culture biologique. Un exemple courant est la lutte contre les mauvaises herbes sur les allées, les cours et les patios. Il suffit parfois de redessiner ces espaces pour pouvoir s’adonner de façon plus pratique à cette forme de culture.

Débarrassez-vous des pesticides indésirables
Si l’armoire de votre jardin est remplie de pesticides et d’herbicides inadéquats pour la culture biologique, il convient de vous en débarrasser en toute sécurité ; pour cela, demandez conseil a la déchetterie voisine. Des collectes ont régulièrement lieu.
Une autre façon de faire vos courses Les produits de jardinage biologique sont disponibles dans certaines jardineries, mais la vente par correspondance offre généralement un choix plus large. Dans un monde idéal, tout ce qu’on utilise au jardin biologique devrait avoir etc. cultive ou produit de façon écologique. Hélas, ce n’est pas toujours le cas ; bien que le choix d’articles bio soft de plus en plus entendu, il faut parfois utiliser des graines non bio, ou du fumier d’animaux qui n’ont pas etc élevés selon un mode bio.
Dans le tableau de la page ci-contre sont proposées des solutions de remplacement. Pour se conformer au principe biologique de viabilité, il convient d’essayer en toutes circonstances de réutiliser et de recycler les matériaux de son propre jardin et de tout ce qui l’entoure au lieu de les acheter.
D’une manière générale, la pratique du jardinage biologique est plus précisément écologique, car le jardinier crée un écosystème dans lequel il a sa
Cet espace interactif et vivant est géré sans appauvrir les ressources naturelles et en recyclant les déchets qu’il induit. C’est un jardin qui a peu de chose à voir avec la capacité financière du jardinier.

Boutique Biologiquement.comles graines et l’agriculture biologique jardinage

  Posté par biologique.bio       Laisser un commentaire
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Préservez la diversité des légumes

La diversité est un point clé de la culture bio, et la liberté de choix, un fait qu’apprécient tour les jardiniers, notamment lorsqu’ils en sont au stade de la sélection. Il existe heureusement des spécialistes férus de biodiversité, comme Jean-Luc Danneyrolles.

Dans son Potager d’un curieux à La Molière (Vaucluse), il a créé un véritable conservatoire de variétés de légumes, riche notamment en piments (250 variétés) et en tomates (40 variétés).
La perte génétique
Au fil des années, les cultivars de légumes vont et viennent dans les catalogues de graines, tandis que les modes de culture progressent et changent. La perte de cultivars se produit également lorsque le dernier membre d’une famine meurt. Chaque fois que cela arrive, un élément de notre héritage génétique disparaît. A la fin des années 1970, de nouveaux règlements européens conçus pour favoriser la reproduction de nouvelles variétés ont, paradoxalement, accélère la perte de cultivars. Grâce au label de la protection variétale pour les végétaux, les obtenteurs retirent un meilleur profit de leur travail. Les règlements ont été établis

pour résoudre le problème des homonymes, un cultivar pouvant être vendu sous plusieurs noms. Aussi est-il devenu illégal en Europe de vendre des graines de cultivar ne figurant pas dans une liste nationale ou européenne. Pour ajouter un cultivar a une liste, il faut le tester afin de vérifier s’il s’agit d’une variété unique et s’assurer qu’il se reproduit fidèlement. Le problème est que le test et l’enregistrement peuvent coûter des centaines d’euros pour chaque variété. Si cela n’est pas très grave pour les cultivars qui connaissent un grand succès commercial, ceux qui sont vendus en petites quantités ne peuvent supporter ces frais.

Chaque personne qui cultive son jardin commet un acte de résistance et un acte politique.
Chaque personne qui cultive son jardin commet un acte de résistance et un acte politique.

Une banque de graines
C’est pour répondre à cette législation et pour préserver la diversité variétale que les jardiniers anglo-saxons ont rapidement organise des ‘réseaux de jardiniers-semenciers, ainsi le Seeds Exchange Savers aux Etats-Unis et le HSL (Heritage Seed Library) en Angleterre dans les années 1970. La France leur a emboîté le pas dans les années 1980: Le club Mémoire verte se constitue sur le même principe que les réseaux anglo-saxons. On découvre les anciennes variétés fruitières et potagères à travers des associations militantes. Cette idée associative essaime en de nombreuses petites.entreprises semencieres et pépinières écologiques. Terre de semence, actuellement association Kokopelli, prend le relais du club Mémoire verte dans l’Allier. Grâce à ces multiples réseaux, on assiste aujourd’hui a une incroyable renaissance de ces variétés anciennes dont chaque jardinier peut conserver la semence avec un peu d’expérience. C’est un patrimoine d’une richesse génétique rare, une banque de semences gérée par des jardiniers en réseaux solidaires.

Les “banquiers”
Les innombrables collectionneurs amateurs, jardiniers et conservateurs: l’association Kokopelli, le Biau germe, la Ferme Sainte-Marthe, les Graines Baumaux, le Potager d’un curieux et les dernières entreprises semencières artisanales (il y en a souvent une dans chaque région) ainsi que l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) qui détient énormément de semences; Monsanto et Novartis (génie génétique industriel) ont également collecte de nombreux échantillons du patrimoine génétique dans les années 1980.

Boutique Biologiquement.comLe B.A.-BA du jardinage bio

  Posté par biologique.bio       Laisser un commentaire
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Les conseils pour un jardinage durable et biologique

· Cultivez bio tout le jardin : légumes. fruits, plantes d’ornement. pelouses et allées.
· Rendez le jardin accueillant à la faune afin d’inciter celle-ci a combattre les nuisibles.
· Apprenez à distinguer les nuisibles des prédateurs.
· Tirez parti des caractéristiques du jardin.
· Privilégiez l’entretien du sol dans votre jardin.
· Nourrissez le sol de compost et de terreau de feuilles.
· Réutilisez et recyclez pour réduire les déchets.
· Utilisez si possible des graines cultivées bio.
· Envisagez les implications environnementales des matériaux choisis pour les revêtements en dur, les clôtures. l’amélioration du sol etc.
· Collectez l’eau de pluie et réduisez les besoins en eau en améliorent le sol et en cultivant des plantes adaptées.
· Privilégiez les sources locales.
· Utilisez des méthodes traditionnelles.
· Utilisez les trouvailles scientifiques méthodes d’un point de vue bio.
· Renoncez à l’emploi d’engrais artificiels.
· Cessez de faire des feux.
· Combattez les adventices sans herbicides.
· Evitez l’emploi de pesticides et de bois traite.
· Renoncez aux cultivars génétiquement modifies.
Reconnaissez la valeur de la diversité génétique et la conservation des cultivars menacés.

Partageons le mode de culture biologique
Partageons le mode de culture biologique

Boutique Biologiquement.comCe qu’est le jardinage bio

  Posté par biologique.bio       Laisser un commentaire
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Le jardinage biologique ne consiste pas uniquement a remplacer des produits chimiques comme les engrais artificiels et les pesticides par des produits plus natu­rels. Il concerne un champ beaucoup plus large, aussi bien en théorie qu’en pratique.

Les principes
L’approche écologique reconnaît la merveilleuse mécanique de notre monde vivant : les connexions détaillées et complexes qui relient tous les organismes vivants. Elle consiste à travailler au sein de ce cadre délicat, en harmonie avec la nature.

Nourrissez le sol
Les engrais traditionnels sont généralement solubles, et leurs éléments directement disponibles pour les plantes. En revanche, le bio repose sur l’action des petites bêtes qui vivent dans la terre pour nourrir le, plantes. Aussi incroyable que cela puisse paraître, une seule cueillere à café de terre fertile peut renfermer plus de bactéries et de champignons que la terre compte d’habitants. Ces micro-organismes invisibles à l’œil nu transforment le compost, le fumier et d’autres matières organiques ajoutées au sol, tout en fournissant aux plantes un apport régulier pour croître et se développer. Leurs activités contribuent améliorer la structure du sol. Nourrie de la sorte, la terre donne des plantes plus saines, plus fortes, qui sont par conséquent non sensibles aux attaques des ravageurs et aux maladies.
La lutte naturelle contre les nuisibles Tous les petits animaux comme les oiseaux, les batra­ciens et les insectes risquent, quelle que soit leur taille, d’être attaques par les nuisibles et les maladies. Ils font partie d’une grande chaîne alimentaire.
Les coccinelles s’attaquent aux pucerons verts, les grives musiciennes mangent des escargots et les cra­pauds raffolent des limaces. Ainsi va la nature. Tous les partisans du biologique font en sorte d’attirer la faune utile, ces véritables anus du jardinier. Mais il existe également d’autres stratégies dans la pratique écologique : barrières, piéges, variétés de plantes résistant aux nuisibles et aux maladies, associations benthiques et rotation des cultures. Ce sont juste quelques-unes des techniques qui, seules ou combinées, fournissent de réelles alternatives a l’utilisation des pesticides.

Les légumes issues du mode de culture biologique sont plus riche en antioxydants
Les légumes issues du mode de culture biologique sont plus riche en antioxydants

Des mauvaises herbes bien utiles
Les mauvaises herbes sont intéressantes pour accroître le tas de compost ou pour nourrir la faune, cepen­dant elles risquent aussi d’étouffer des plantes, de les concurrencer pour l’eau et les éléments nutritifs, et de gâter l’aspect d’un sentier ou d’un massif. Il n’existe pas de désherbants bio en spray, mais il y a beaucoup de solutions efficaces pour nettoyer un sol envahi d’herbe ou pour combattre les mauvaises herbes : le binage, le paillage, la culture, le désherbage manuel et la chaleur utilisée sous forme de flamme ou de brûleur à infrarouge. Il suffit juste de choisir la méthode la plus adaptée aux circonstances.

Boutique Biologiquement.comLa culture bio pour un meilleur environnement

  Posté par biologique.bio       Laisser un commentaire
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Un environnement de qualité
L’environnement est aujourd’hui de plus en plus pollue. Conçus pour se débarrasser des montagnes de déchets toujours plus gigantesques, les déchetteries et autres incinérateurs ne constituent pas de plaisants voisins.

Favorisant la réutilisation et le recyclage d’objets, le jardinage biologique contribue ainsi a réduire les tonnes de déchets.
II est difficile d’estimer les dégâts causes à l’environnement par l’agriculture intensive des cinquante dernières années. A une échelle importante, des éléments du paysage aussi indispensables que les haies, les prairies riches en fleurs sauvages et les mares ont disparu. L’excès d’engrais a pollué lacs et rivières, au point de souvent les faire mourir par la prolifération d’algues et de plantes aquatiques. Les pesticides abondent sur terre, dans la mer, y compris aux pôles Nord et Sud, ou ils s’accumulent dans la graisse des animaux comme les phoques, les pingouins et les ours polaires.
L’agriculture et le jardinage biologiques causent peu de pollution. Ils préservent et mettent en valeur les espaces naturels qui constituent des habitats pour la faune. Il n’est donc guère étonnant que les études scientifiques considèrent très souvent la culture bio comme la plus viable qui soit.

Une « poche » saine
Les coûts cachés de l’agriculture conventionnelle sont considérables : raréfaction des milieux naturels, appauvrissement de la biodiversité, pollution des nappes pratiques. Des coûts finalement payes par

l’utilisateur final qu’est le consommateur. Pour ce qui concerne l’exemple de l’eau, le jardinage biologique évite finalement sa purification car il ne la pollue pas.
Les méthodes de culture bio peuvent permettre de diminuer les dépenses. Si vous fabriquez votre propre compost ou terreau de feuilles, par exemple, vous n’avez pas a acheter d’amendements ou d’engrais. Vous ferez également des économies en cultivant vos légumes et vos fruits.

Cultivons bio pour les générations futures
Cultivons bio pour les générations futures

Un développement durable
il semble plus juste dire qu’on n’hérite pas de la terre de ses ancêtres, mais qu’on l’emprunte a ses enfants. Les principes écologiques sont proches de cette philosophique.
Dans le monde entier, l’augmentation des rendements passe par une dépendance accrue vis-à-vis des produits chimiques entraînant le déclin rapide de la diversité des cultures et des cultivars. L’apparition des organismes génétiquement modifies (OGM) est le dernier et la plus inquiétante illustration de cette tendance, l’antithèse même de la culture bio. Avec les OGM, c’en est fini des connaissances locales, du savoir-faire traditionnel, de la viabilité et de la diversité. L’agriculture industrielle a beau expliquer que ces organismes représentent le seul moyen de nourrir toute la population du globe, ils ne font pas l’unanimité et suscitent la désapprobation du plus grand nombre. L’approche écologique offre une alternative saine et viable pour le futur.

Le meilleur des deux rondes
Il est intéressant de cultiver des plantes sauvages, indigènes, pour attirer les insectes et autres petites bêtes utiles, mais la culture bio ne se limite pas a cela. Elle fait appel mac meilleur méthodes traditionnelles, notamment celles qui, comme la culture sans labour— pommes de terre posée à même le sol et couvertes d’un paillis (ci-dessous a gauche) — donnent beaucoup de travail, mais de recherche également des façons d’utiliser et de recycler les matériaux d’aujourd’hui.